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[i567] DE LA VILLE DE PARIS. 619
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dcccxxiv. ---- defences de n'aller sur les rempartz et boullevertz pendant le jour.
Pour vendre des meubles des maisons closes, affin de commettre gens au lieu des absents pour la garde des portes et rempartz.
îg octobre 1567. (-- '784, fol. 428 r°.)
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Messieurs de la Ville, après avoir esté bien cer-tiorez et deuement advertiz de la trop commune fréquentation qui journellement se faisoict es rem-partz et boullevertz de lad. Ville pendant le siege des huguenotz par toutes personnes, mesmes par une infinité d'espions et gens de mauvais voulloir, suscitez par les ennemys de Dieu et du repoz publicq pour la surprinse de lad. Ville et execution de leurs pernicieux desseings, joinct que plusieurs habitans de lad. Ville, se promenans sur lesd, rempartz, auroient esté par accidens et cas fortuit, les ungs blessez et les aultres qui y auroient perdu la vye, et ce par les soldatz et Suisses de nostre camp estans lors aux faulxbours de lad. Ville; pour obvier ausquelz in-convenians, mesd. s™ adviserent en leur Conseil obtenir du Roy et faire publier par les endroictz de lad. Ville l'ordonnance et deffences qui ensuivent :
De par le Roy et Mess" de la ville de Paris.
"L'on faict deffences à toutes personnes, femmes, enffans, serviteurs et servantes de n'aller, cheminer et monter sur les rempartz, boullevertz et courtines de cested. Ville, durant le jour, soyt pour prandre leur chemin et passaige, ou autrement, sur peine d'estre amenez prisonniers par les gardes qui y sont posez et de l'amende, sinon de ceulx qui font la garde et sentinelles commis par les cappitaines des quartiers de cested. Ville, pour eviter à tous perilz et inconvenians. »
De par les Prevost des Marchans et Eschevins
de Paris. "M0 Hervé Bergeon, commis Quartinier de lad.
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Ville, nous vous mandons et commectons par ces presentes que vous aiez à vous transporter avecq les capporaulx et sergens de bende de la Dizaine du cappitaine Delavau, ou deux notables bourgeois d'icelle Dizaine, aux maisons closes ou dellaissées des chefz et m" de famille d'icelle, pour quelque cause que ce soyt, lesquelz n'ont envoié et n'envoient, ne commectent personne pour envoier à la garde ordonnée estre faicte en cested. Ville, lant de jour que de nuict, pour le service du Roy, tuition et deffence de lad. Ville, et que aiez à prandre en icelles des meubles que y trouverrez, lesquelz ferez vendre sur le champ, tant pour des deniers provenans de la vente d'iceulx satisfaire aux amendes esquelles ilz pourroient avoir esté condannez, à faulte d'avoir envoyé à lad. garde, que pour achapter armes necces-saires pour armer pauvres personnes delad. Dizaine en leur lieu; lesquelles armes seront mises entre les mains du cappitaine de lad. Dizaine, pour en armer et les distribuer, ainsi que dessus, à gens bien faniez et renommez, qui feront la garde au lieu desd, absens et défaillans, avecq telle taxe que adviserez leur estre à faire selon leur vaccation; et le surplus des meubles les mectez en une chambre, laquelle pourrez faire cadenacer ou murer et bailler en garde aux loccatifz desd, maisons; et où il n'y auroict personne en icelles, ferez iceulx portes fermer et cadenacer, de ce faire vous donnons pouvoir; sy n'y faictes faulte, nonobstant oppositions ou appellations quelzconques, et sans prejudice d'icelles.
"Faict au Bureau de lad. Ville, le xixe jour d'Octobre mil cinq cens soixante sept."
Signé : Bachelier.
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DCCCXXV. — Pierre Marchant, cappitaine de 11e L hommes de guerre.
20 octobre 1567. (H 1784, fol. 429 r°-)
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"Nicolas Legendre, chevalier, sr de Villeroy, baron de la Chappelle-la-Roine, Magny et Halaincourt, conseiller du Roy, secretaire de ses finances et tresorier de son Ordre, Prevost des Marchans et
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les Eschevins de la ville de Paris, sçavoir faisons que, suivant les lectres patentes du Roy dannées à Paris, le quinze"" jour d'Octobre mil einq cens soixante sept, signées : par le Roy, de L'Aubespine, et
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